L´albatros
Souvent, pour s´amuser, les hommes d´équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des meres,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l´azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d´eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu´il est comique et laid!
L´un agace son bec avec un brûle-gueule,
L´autre mime, en boitant, l´infirme qui volait!
Le Poëte est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l´archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l´empêchent de marcher.
Baudelaire (de Les Fleurs du mal)
A propósito del poema de Baudelaire, que me “regala” mi amigo Jerónimo, me viene a la memoria una canción a la que a menudo solía referirse entonces, cuando nos conocimos (allá a principios de los 90′) de Michel Polnareff, cantante francés de la década de los 60, que tras 30 años de ausencia reapareció el año pasado en los escenarios. Me trae recuerdos imborrables de aquél primer viaje a Grecia, al que pronto seguiría otro ¿te acuerdas, Jero?
Allo Georgina, de Michel Polnareff
Allo Georgina
Allô Georgina
Fait-il beau dans ton pays?
Le ciel est-il bleu?
Paris, c’est toujours gris
Mais si tu me revenais
Je crois bien que tout reviendrait
Que la nuit même brillerait
Ah! Si tu voulais
Oh Georgina, oui, c’est atroce
Sans toi, je n’ai plus faim, ni force
Et quelque soit tous tes reproches
Ne te montre pas si féroce
Oh Georgina, oui, c’est atroce
Sans toi, je n’ai plus faim, ni force
Je voudrais être un albatros
Pour voler jusqu’à Mykonos
Allô Georgina
Le soleil de Mykonos
t’a t’il fait oublier
Nos rêves de gosses
Oui, bien sûr je t’ai trompé
Mais c’était pour me prouver
A quel point je t’ai aimé
Mais, c’est le passé
Oh Georgina, oui, c’est atroce
Sans toi, je n’ai plus faim, ni force
Et quelque soit tous tes reproches
Ne te montre pas si féroce
Oh Georgina, si tu raccroches
Je n’aurai plus faim, ni force
Je voudrais être un albatros
Pour voler jusqu’à Mykonos…
Al mismo cantante pertenece por cierto esta otra bellísima canción, igualmente de tema marino:
Tous les bateaux, tous les oiseaux
Je te donnerai
Tous les bateaux, tous les oiseaux, tous les soleils,
Toutes les roses toutes les choses qui t’émerveillent,
Petite fille de ma rue…
Tu n’as jamais vu
Tous les bateaux, tous les oiseaux, tous les soleils,
L’île au trésor et les fruits d’or et les abeilles.
Ne pleure pas, petite fille.
Moi je t’ai rêvée.
Tu es venue,
O, mon enfant, mon inconnue.
Je t’ai trouvée
Dans cette rue…
Je te donnerai
Tous les bateaux, tous les oiseaux, tous les soleils.
Je t’apprendrai le bruit des villes, le nom des îles,
Petite fille de ma rue.
Tu n’a jamais vu
Les goélands et les images de l’aurore,
Quand l’océan n’est pas encore un paysage.
Ne pleure pas petite fille….
Viens… Il y’a des voiles.
Sur les étoiles,
O, mon enfant, mon inconnue,
Il y a bal,
Loin de ta rue.
Je te donnerai
Tous les bateaux, tous les oiseaux, tous les soleils,
Toutes les roses, toutes les choses qui t’émerveillent,
Petite fille de ma rue.
Je te donnerai
Les océans, les goélands et les fruits d’or,
L’île au trésor et les grands bals sur les étoiles.
Ne pleure pas, ô mon amour,
La la la la la
La la la la la la la la la la la la
La la la la la la la la la la la la
La la la la la la la…
